L'Éternelle Résonance

Saviez-vous que lorsque deux objets sont accordés à la même fréquence et que l’un vibre, le second, s’il entre dans son champ d'influence vibratoire, se met à vibrer ? Que si vous placez plusieurs horloges à balancier sur la même cloison, elles synchronisent leur mouvement ?

Ce phénomène prodigieux, que l’on rencontre aussi bien avec des instruments de musique, les marées, qu'en astronomie, c’est la résonance.

 

« Lorsqu'un électron vibre, l'univers tremble ! », disait l’astrophysicien Sir Arthur Eddington.  Et si nous-même avions la capacité d’enter en résonance avec ceux que nous aimons pour les sentir vibrer près de soi ?

 

L’Éternelle Résonance, un troisième volets d’une trilogie commencée avec l'Amnésie Infantile traite de la résonance et de cette vibration absolue qu’est l’amour. Ici, celui d’une grand-mère et de sa petite fille.

 

Il allait de soi qu’un film sur la résonance ne pouvait qu’être musical.

 

Un travail considérable a été accompli dans le traitement sonore. Ont été utilisés des sons produits par un thérémine (un instrument musical dont la particularité est de produire de la musique sans être touché par l’instrumentiste), des chants diphoniques, du bruit blanc, des mantras. Quant à l’image, différents procédés ont été appliqués de manière qu’elle « résonne » à certains moments. Nous avons également utilisé des images d’archives afin d’illustrer le phénomène de la résonance, et Louis Guillaume, l'extraordinaire illustrateur qui avait déjà signé les dessins de l'Amnésie Infantile, a reproduit et adapté en dessins les figures de Chladni, ces formes géométriques obtenues par vibration sonore.

Les indiens disent que le monde est son (nada brahma). Au commencement, n’y avait-il pas une onde créatrice ? Nous vibrons nous-mêmes en cherchant inconsciemment ceux qui seraient sur la même longueur d’onde. Et si le monde invisible et immatériel était à la portée de nos vibrations ? S’il suffisait juste de trouver un moyen de s’y accorder ?  Alors peut-être, nous réaliserions que nos absents ne sont jamais partis et qu’ils sont toujours restés près de nous...